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Vendredi 09 Février 2007

L'avocat considère trop souvent que sa prestation s'arrête au jugement. L'exécution de la peine et ses éventuels aménagements relèvent d'une sorte de "service après-vente" qu'il ne veut pas assurer.

Beaucoup d'avocats restent réticents à passer la porte des établissements pénitentiaires, une fois leurs clients jugés.

Il est vrai que la matière n'est pas systématiquement enseignée au sein des CRFPA, alors qu'elle devrait être considérée comme fondamentale pour les avocats pratiquant le "judiciaire".

Il faut également reconnaître que l'Etat n'a pas pris la mesure de l'investissement financier nécessaire à la prise en charge de cette assistance "post jugement" pour les plus démunis. Les indemnités d'aide juridictionnelle servies pour ces missions sont dérisoires.

L'avocat doit trouver sa place dans une matière où de nombreux intervenants ont leur mot à dire : le JAP en tout premier lieu, mais aussi l'administration pénitentiaire, les psychiatres et dorénavant les parties civiles. Et si l'avocat est bien identifié dans son rôle de défense, à l'audience, il l'est peu encore dans sa mission de conseil, préalablement à la demande d'aménagement de peine.

Le législateur n'a toujours pas expressément reconnu à l'avocat le droit d'assister son client lors des demandes (permissions de sortie notamment) examinées devant la commission d'application des peines. Il reste encore du chemin à parcourir avant que l'avocat ne trouve véritablement sa place dans "l'après procès pénal".

publié par LEROY dans: assistante
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