Le notaire intervient à tous les stades du projet immobilier. Il est présent de la recherche du bien jusqu'à la réalisation de la vente. S'il y a intervention du notaire c'est du fait de la complexité de la vente immobilière. Plus tôt il intervient, plus sûres sont les choses. Il apporte ses compétences et ses garanties. Le rôle minimum du notaire c'est la rédaction de l'acte sur un compromis de vente d'un bien immobilier entre des particuliers ou entre un particulier et une agence.
Ce rôle peut néanmoins être dépassé et renforcé car le notaire joue également un rôle de conseil. Notamment quand les lois évoluent et se densifient.
On peut ainsi faire appel à un notaire pour sécuriser ses démarches. Il peut être sollicité pour une démarche de vérification de toutes les choses de base qui constituent l'acte de transaction. Le vendeur peut-il vendre ? N'est-il pas sous tutelle ? N'y a-t-il pas indivision ? Existe-t-il une sucession à régler auparavant ? Le vendeur est-il en redressement judiciaire ? Y a-t-il une servitude de voisinage ? Voilà les questions auxquelles un notaire peut apporter vérifications et réponses.
Beaucoup de personnes ne prennent pas le temps de lire un acte. Or, une lecture attentive peut révéler des inexactitudes. Le notaire, lui, voit tout ce qui se dessine. Une observation toute banale : la superficie correspond-elle bien à ce qui est noté ? Est-il noté d'éventuels travaux que doit engager la copropriété ? Si oui, de quelle ampleur ? Des tas d'éléments où le rôle du notaire est capital.
Et puis le notaire garde la tête froide. En effet, un acheteur emballé par un bien et par peur de le perdre finit par oublier la rigueur nécessaire aux contrôles. Il ne raisonne plus convenablement et finit par perdre de vue le plus important.
Le notaire vérifie également si l'acheteur est fiable. Il peut ainsi inclure quelques "balises" lors de la rédaction du compromis de vente, pour plus de sécurité. Il peut ainsi imposer à l'acheteur un délai pour apporter la preuve de l'obtention de son prêt. Faute de quoi, le compromis est annulé. C'est une sorte de cousu main, le notaire offre alors une sécurité juridique.
Le notaire intervient également dans un domaine qui n'est pas toujours connu du grand public. Il peut en effet négocier un bien immobilier. Mais tous les notaires ne le font pas. Ils invoquent une raison déontologique qui peut nuire à leur neutralité. Un poignée pratiquent la négociation, au demeurant tout à fait légale. Cet aspect est une annexe à la profession. Par exemple, un vendeur charge un notaire de négocier pour lui la vente de son bien. Le notaire confie alors la mission à un négociateur dont le statut est là encore légalement reconnu. Le notaire est l'interlocuteur privilégié qui permet d'éviter des erreurs coûteuses. Par ses démarches et sa maîtrise du droit, il apporte la sécurité. Il intervient alors à tous les stades : proposition de biens, estimation au juste prix, transaction, rédaction d'un compromis de vente, vérification de l'exactitude des informations, rédaction des actes, réalisation de la vente.
L'importance du recours au notaire est d'autant plus judicieuse que la rédaction d'un acte ou la dispense de conseils sont des démarches gratuites. Sauf si le conseil nécessite des recherches particulières. Il peut alors demander des honoraires fixes, dont le montant est fixé d'un commun accord avec le client. Des honoraires qui sont librement négociés.
Les seuls honoraires sont ceux prévus lors de la signature de l'acte. Ils sont arrêtés par décret et sont proportionnels au niveau financier de la vente. En gros, les honoraires représentent en moyenne 1 % de la transaction. A cela s'ajoutent les honoraires des formalités, environ 300 euros, que le notaire a le droit de prendre lorsqu'il purge un droit de préemption. La transparence est totale. A la clôture du dossier, lorsque le client reçoit son acte définitif, 4 à 5 mois à peu près après la signature, le notaire lui adresse le détail des différents frais. Le client sait où est passé son argent. Si le notaire a trop perçu, il rembourse la différence. Dans le cas contraire, il sollicite le client pour qu'il solde son compte.

