La patrone des patrons, Laurence PARISOT, a lancé une idée déjà émise en avril dernier.
La responsable du MEDEF déplore la situation actuelle de logique très culpabilisatrice : le Code du travail prévoit le licenciement pour faute grave. Si l'employeur et le salarié parvenaient, quand ils le désirent, à trouver un mode de séparation à l'amiable, comme c'est le cas pour le divorce depuis 1975 ? Et si, dans ce cas, l'employé bénéficiait d'une indemnité peut être plus favorable que dans d'autres circonstances ?
Le 21 septembre, elle avait proposé aux partenaires sociaux "un échange de vues" sur trois sujets : assurance-chômage, contrat de travail et sécurisation des parcours professionnels.
Mais cette séparation à l'amiable ne semble pas du goût des syndicats.
"Le Code civil n'est pas le Code du travail" explique Jean Claude MAILLY (FO). "Pour divorcer, encore faut-il être marié, or le salarié n'est pas marié avec l'employeur et les deux parties ne sont pas à égalité de droits".

